Les bienfaits de la forêt sur notre organisme
On connaissait les vitamines A, B, C, D, E... essentielles pour l'organisme, la croissance, les muscles, les os, les nerfs, l'immunité...Désormais, une nouvelle vitamine a fait son apparition.
En effet, des chercheurs anglo-saxons ont inventé la vitamine G comme Green pour désigner que le contact de nature a des effets bénéfiques sur le corps humain.
Le shinrin yoku

A la suite des études de Yoshifumi Miyazaki, le Japon a aménagé une soixantaine de lieu de shinrin yoku en permettant aux randonneurs de mesurer leur taux de cortisol et leur pouls dans des maisons médicales.
Selon les scientifiques japonais se sont des molécules aromatiques, les phytoncides, émises par les arbres pour combattre les bactéries qui joueraient un rôle protecteur notamment sur le système immunitaire.
En Corée du Sud, il a été créée des forêts curatives, peuplées d’essences sélectionnées destinées à des publics spécifiques comme les pompiers brûlés, les personnes en dépression etc…
Pour Jordy Stefan docteur en psychologie environnementale, «de nombreuses études ont confirmé que le contact avec la nature réduisait l’anxiété et augmentait la confiance en soi».
Un remède pour se ressourcer : une balade en forêt

Selon eux, il est nécessaire que le panorama soit suffisamment large pour être dépaysant et que la nature ne soit pas perçue comme dangereuse.
Cela a été confirmé par Ruth Atchley, professeur de psychologie à l'Université de Floride dans une étude comparant un groupe ayant fait une randonnées dans les grands parcs américains à un autre qui n’a pas fait de balade. Les participants ont passé un test de créativité basé sur l'association de mots.
Les randonneurs ont obtenu un score supérieur de 50 % à celui de l'autre groupe.
Une marche de 10 minutes en espace boisé = réduction du stress.
Dans une étude d’avril 2019, Mary Carol Hunter, de l’université du Michigan, décrit qu’une marche quotidienne de 10 minutes dans la nature suffit pour diminuer le stress et améliorer la concentration.
Nature et exercice physique : un duo gagnant
Pour le prouver, Gregory Bratman de l'Université de Stanford, a envoyé en 2015 des volontaires marcher dans les bois pendant une heure et demie, tandis qu'un autre groupe devait marcher sur une route très fréquentée. Puis il leur a passé une IRM. Les images ont montré que la marche supprimait l'activité du cortex préfrontal (cortex cingulaire antérieur), une zone impliquée dans la régulation de la rumination. Les effets étaient associés à une augmentation de l'estime de soi et à une diminution de l'anxiété pendant la balade.
Pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau, des chercheurs sud-coréens ont projeté des images de la nature et des villes sur des individus. Les images de la nature ont activé des régions riches en opioïdes, proches de la morphine et les images de la ville ont mobilisé l'amygdale, une zone associée à la peur.

L’activité physique est un facteur clé de la santé. Or la nature favorise également l'activité physique. La chercheuse néerlandaise Jolanda Maas en 2009 a comparé la proportion de végétation autour des lieux où vivaient plus de 200 000 personnes présentant des affections cardiovasculaires, musculo-squelettiques ou psychiatriques. Sa conclusion a été que les patients qui vivaient à moins d'un kilomètre d'une zone naturelle avaient un risque 10 % moins élevé de développer ces maladies.
De plus, si les bienfaits de l'exercice sont indéniables, de nombreuses études ont montré qu'il est préférable de profiter pleinement de l'extérieur. Dans la nature et notamment dans les lieux boisés, les sportifs ont des rythmes plus soutenus et expriment des pensées plus positives qu'en salle.
Comment la nature influe-t-elle sur notre santé et notre bien-être ?
Il y a deux théories sur le sujet :
1. La théorie biophile qui dit que comme l’homme est né dans la nature et y a évolué depuis la nuée des temps, il est normal qu’il ressente du bien-être quand il la retrouve. Selon Pascale d’Ermn. «C’est une thèse intéressante mais contestée. L’homme ne vit plus depuis longtemps dans la savane et a largement eu le temps de s’adapter à des environnements moins sauvages».
2. La théorie cognitive qui met en avant que les formes, les couleurs et le fonctionnement de la nature exercent une fascination. Pour Caroline Hägerhäll, de l’université suédoise des Sciences agricoles, les paysages, étant composés de fractales (motifs se reproduisant à différentes échelles demandent plus d’effort d’attention.
Produits associés